Mon passé ne me définit pas !

Avez-vous déja entendu quelqu’un de votre entourage affirmé haut et fort « De toute façon, il est trop tard pour que je change. Je vais toujours être comme ça! » ? Connaissez-vous des gens qui pensent comme ça ?

Je suis toujours surprise de cette réaction. Prenons un exemple et appelons cette personne Richard.

Ce que je comprend de ce que Richard dit, c’est qu’il affirme que ses comportements actuels et futurs sont déja définis et qu’ils n’ont aucune chance de changer ou d’être moindrement différents. Richard a décidé que ses futures réactions seraient identiques, basées sur des expériences vécues dans le passé, des expériences qui sont terminées. Donc, si je comprend bien, Richard décide volontairement de ne pas évoluer, de ne pas chercher à comprendre son comportement ou de l’améliorer, et surtout, ce qui est le plus triste à mon avis, de revivre maintes et maintes fois ses expériences passées. Si dans mon exemple, Richard à 33 ans, et qu’il décède à 93 ans, il aura donc décidé de revivre son passé pendant 60 ans !

Lorsque nous avons vécu une mauvaise expérience, nous développons automatiquement une peur ou une crainte de revivre cette même expérience. Ce que nous craignons en fait, c’est de revivre le même inconfort, le même malaise ou la même douleur qu’à amener cette mauvaise expérience. Ces émotions qui ont été vécues lors de cette situation sont emmagasinées à l’intérieur de nous sous forme de mémoire. Donc, si un événement réveille des émotions similaires en nous, tout notre être se mettra en mode alerte ou sur la défensive, afin d’être prêt à affronter de nouveau l’expérience négative qu’il pense revivre. La situation aura réveillée une mémoire interne.

Mais.. Laissez moi vous apprendre une grande découverte: Notre passé n’est qu’une référence.

Il n’en tient qu’à nous de modifier la suite des événements. Ces émotions ne sont que des signaux d’alerte qui nous avertissent d’un potentiel « danger » et nous pouvons décider de vivre la suite différemment.

D’un point de vue logique, il est impossible de vivre exactement la même situation deux fois. Il y a toujours des éléments différents. Soient extérieurs, soient intérieurs. Ce peut être une personne, un état d’être, des vibrations, le moment de la journée.. Un nombre incalculable d’éléments confirme les différences entre les événements. Et tous influent sur le déroulement et dénouement de la situation.

Maintenant, permettez-moi de vous partager ma façon de ne pas rester dans le passé. Ma propre façon de modifier mes comportements et d’aller de l’avant : 

Lorsque je sens mon corps se mettre en mode « alerte », je me fige. Je m’immobilise. J’écoute ce qui résonne en moi et j’identifie ce qui me dérange de la situation actuelle : Est-ce le ton utilisé ? Est-ce que ce sont les mots utilisés ? Est-ce le non-verbal de l’autre ? Est-ce l’état d’âme dans lequel j’étais avant ? Est-ce que ce sont les micro-réactions que j’ai décelé sans en être complètement consciente ?

Ce moment d’analyse ne prend que quelques secondes, à peu près le temps d’une respiration. S’il y avait une personne devant moi, elle ne remarquera probablement pas ce moment d’analyse. Par contre, pour une personne qui essait cette technique pour la première fois, il se peut que ce soit plus long. Il se peut même que vous terminiez votre analyse bien après que la situation soit finie. Mais cela n’a pas d’importance. L’important est d’avoir essayé, et de persévérer jusqu’à ce que vous réussissiez à mieux vous comprendre. Par ailleurs, si vous désirez terminer votre analyse pendant la situation et que l’autre personne perçoit que vous avez une moment « interne » ou une absence volontaire, pourquoi ne pas lui expliquer ce que vous êtes en train de faire avant de poursuivre la situation ?

Lorsque vous avez compris ce qui vous dérange et ce que vous devez modifier dans votre réaction pour changer le cours de la situation, il ne restera qu’à appliquer vos changements en temps réel et ainsi, s’assurer que votre mémoire n’active plus le mode alerte dans une situation similaire. Cela voudra dire que vous  aurez bel et bien intégré cette technique. Bravo !

Comme je pratique la gratitude tous les jours, je vous invite à remercier vos émotions de vous servir d’avertisseur. Je vous invite à remercier votre intelligence de vous permettre d’évoluer. Je vous invite à VOUS remercier d’avoir choisi d’aller de l’avant dans votre vie et ainsi, d’éviter de revivre votre passé.

Marie-Noëlle 🙂

La responsabilité.

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La responsabilité

En ce temps de pandémie, j’ai fait quelques réflexions sur la responsabilité. Sur ma propre définition de la responsabilité.

 

Nous sommes tous responsables de notre propre bonheur.

Nous sommes tous responsables de nos actions. De nos pensées. De nos émotions.

 

Mais à quel point prenons-nous la responsabilité de tout cela ?

 

Actuellement, collectivement, nous sommes responsables de la transmission du virus. Collectivement, nous sommes responsables de respecter les restrictions, ou pas. Collectivement, nous prenons action pour limiter la transmission du virus, ou pas. Chacun de nos gestes a un impact sur la situation épidémiologique actuelle.

 

Mais à quel point prenons-nous la responsabilité de cela ?

 

Au-delà de ma responsabilité collective, il y a moi. Il y a toi. Je suis responsable de mon bonheur. Je suis 100% redevable des actions que je décide d’initier. Je suis 100% responsable de mes émotions. Je suis 100% responsable de moi-même.

 

Si je vis un malaise, je suis responsable de ce malaise. À l’intérieur de ce malaise, il y a une émotion. Elle est peut-être inconfortable, incommodante, voire même désagréable. Mais d’où vient cette émotion ? D’où vient cette émotion qui surgit en moi ?

 

La réaction émotive vécue est en fait une partie de moi qui s’est exprimé à travers l’émotion. Une partie qui n’était pas à l’aise avec la situation, avec le moment, appelons-le « le facteur externe ». Je ne suis pas responsable de lui. Je ne suis pas redevable de ce que lui fera. Il est donc un figurant dans le malaise dont je parle. L’acteur principal, ce de quoi nous sommes 100% responsable, est donc l’émotion qui a jailli de l’intérieur de nous. Et aussi, la façon dont nous gérerons cette réaction émotion.

 

Êtes-vous d’accord avec moi, si je dis qu’il est impossible de vivre l’émotion de l’autre ?

Il est possible de percevoir l’émotion de l’autre. Il est possible d’éprouver de la compassion pour cette émotion… Il est possible, énergétiquement parlant, de ressentir les vibrations de l’émotion de l’autre… Mais il est impossible de vivre l’émotion de l’autre, exactement comme elle le vit, selon ses propres caractéristiques, ses propres paramètres à elle.

 

Toutes nos émotions sont donc créées à l’intérieur de nous. Par nous. Selon nos paramètres internes. Nous sommes donc 100% responsables de nos malaises.

 

                                                                             Marie-Noelle Carrier